
Le bodyboard a une réputation de sport facile, et elle est en partie méritée : on se tient allongé sur la planche, la prise de vague vient vite et les premières sensations arrivent dès les premières sessions. Encore faut-il partir avec un matériel adapté. Une planche trop grande ou des palmes mal ajustées suffisent à gâcher une matinée à l’eau. Voici les quatre points à regarder avant de se lancer.
La planche : taille et type de mousse
La taille d’un bodyboard se choisit d’abord en fonction de la morphologie. Le repère classique : posée debout au sol devant soi, la planche doit arriver à peu près au niveau du nombril. En pratique, on compte autour de 36 à 39 pouces pour un adolescent ou un adulte de petit gabarit, 40 à 42 pouces pour un adulte de taille moyenne, et un peu plus pour les grands gabarits. Le poids compte aussi : une personne plus lourde gagnera à prendre une planche plus longue, qui flotte mieux.
Le type de mousse fait ensuite la différence. Le PE (polyéthylène) est souple et confortable, avec un bon grip, mais il se ramollit dans l’eau chaude. Le PP (polypropylène) est plus léger et plus rigide, donc plus réactif, et il supporte mieux l’eau chaude. Le NRG, une variante du PE plus dense, se situe entre les deux : il garde une bonne flexibilité tout en vieillissant mieux. Pour une première planche, un modèle PE ou NRG d’entrée de gamme suffit largement.
Les palmes : indispensables pour prendre les vagues
Beaucoup de débutants pensent pouvoir s’en passer. C’est une erreur : sans palmes, il est très difficile de rattraper une vague, et on se fatigue vite à ramer avec les bras. Les palmes donnent la vitesse nécessaire au moment du départ et permettent de se replacer rapidement après chaque vague. Elles sont plus courtes que des palmes de plongée, pour garder de la mobilité.
On trouve deux grandes familles. Les palmes symétriques, dont la voilure est identique des deux côtés, sont polyvalentes et faciles à prendre en main. Les palmes asymétriques, dont la voilure est décalée, suivent mieux le mouvement naturel de la jambe et donnent plus de puissance, au prix d’un temps d’adaptation. Pour comparer les modèles et les matières, une sélection de palmes de bodyboard permet de voir les différences de voilure et de chaussant. Côté taille, la palme doit tenir le pied sans le comprimer : trop serrée, elle provoque des crampes, trop large, elle frotte et finit par glisser. Pour ne pas acheter à l’aveugle, un cours dans une école labellisée par la Fédération Française de Surf, qui gère aussi le bodyboard en France, permet en général d’essayer des palmes prêtées avec le reste du matériel. Des chaussettes en néoprène limitent aussi les ampoules les premières fois.

Le leash : poignet ou biceps
Le leash relie la planche au pratiquant et évite de la perdre après une chute. Le leash de poignet est simple à utiliser et convient bien pour débuter. Le leash de biceps, fixé en haut du bras, laisse la main libre et gêne moins les mouvements, ce qui explique qu’il soit très répandu chez les pratiquants confirmés. Dans les deux cas, on vérifie l’état du cordon et du scratch avant chaque session.
Les spots adaptés pour débuter
Pour les premières sessions, mieux vaut choisir une plage surveillée, avec un fond sableux et des vagues de petite taille, qui déferlent régulièrement. Les vagues de bord, appelées shore break, sont à éviter : elles cassent fort sur peu d’eau. Les grandes plages de la côte landaise ou de Vendée, en dehors des jours de forte houle, offrent de bonnes conditions. On reste dans la zone de baignade surveillée, et on demande aux sauveteurs où se trouvent les courants du jour.

Océane écrit sur sports nautiques et sports de glisse avec passion et curiosité. Amatrice de découvertes et d’échanges. Partage ici ses réflexions et trouvailles.
Écrit par Océane Bonnet, rédaction d'Aquagliss.



